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Notre #UltimateAdventure en Norvège

Vous vous souvenez de votre dernier voyage ? Le nôtre, c’était en Norvège. Un voyage sportif en bateau au cœur des fjords. Cela ne parle pas à votre âme de biker ? Attendez de lire notre récit, vous verrez que notre séjour n’avait rien d’une croisière, ou alors une croisière sacrément mouvementée ! Nous sommes rentrés il y a quelques jours de ce voyage épique. Les souvenirs sont tous frais et nous avons encore du mal à redescendre sur Terre. Une chose est sûre : nous ne sommes pas prêts d’oublier ce séjour.

En mai dernier, Bikester et Pinkbike lançaient le concours #UltimateAdventure. Nous cherchions des bikers passionnés pour monter avec nous à bord du bateau qui allait nous emmener voir de près les fjords norvégiens, accompagnés de leurs fidèles destriers à deux roues. Nous leur offrions l’occasion unique de pouvoir dévaler À VTT les sentiers les plus fous de ce pays du Nord ! Ce sont Silvio, Andreas, Jutta et Max qui ont été sélectionnés pour se joindre à l’équipe, composée du champion d’enduro Robin Wallner, de son frère Niklas (un pro derrière la caméra) et d’un vidéaste canadien spécialisé dans le freeride, Scott Secco.

L’idée d’aller s’attaquer aux paysages uniques de la Norvège nous donnait des frissons bien avant que le jour J ne soit arrivé. Ces parcours sont fréquentés quasi exclusivement par les locaux. Nous avions vu des images des voyages précédents et nous avions entendu quelques anecdotes, mais seuls Robin et Niklas Wallner savaient à peu près où ils mettaient les pieds… et les roues de leur VTT.

Tous à bord !

C’est à Ålesund que notre petit groupe composé de riders, de chasseurs d’images et de notre staff Bikester fait connaissance pour la première fois autour d’un dîner. Nous éprouvons tous un mélange d’appréhension et d’excitation, qui se dissipent en un rien de temps tant l’ambiance est détendue. Notre passion commune pour le VTT rapproche très vite – au bout de quelques jours, nous avions le sentiment de nous connaître depuis longtemps.

Les choses sérieuses commencent dès le lendemain. Impatients et curieux de ce qui nous attend, nous prenons nos quartiers dans notre bateau et larguons les amarres par un bel après-midi ensoleillé. Nous rejoignons la petite ville de Stranda, point de départ de notre première session VTT le jour suivant.

C’est Ole, notre guide VTT de H+I Adventures, qui nous accueille sur le bateau. Ancien passionné d’escalade et d’alpinisme, les parcours VTT de cette région n’ont aucun secret pour lui. Lorsqu’il nous présente le programme du séjour, nous pouvons difficilement contenir notre excitation. Mais avant les descentes explosives, place à la détente : nous buvons une bonne tasse de café et visitons le bateau qui allait devenir notre maison pour les jours à venir.

Le HMS Gåssten

Et quelle maison ! Le HMS Gåssten est une vraie beauté. Il était bien assez spacieux pour que toute notre équipe y trouve sa place. La patine du bateau en dit long sur son passé – car il a bien une histoire ! Construit à la fin des années 1970, il a été l’un des derniers bateaux de guerre en bois et a rempli son devoir de dragueur de mines au service de sa Majesté avant de servir de bateau de sauvetage dans la mer Baltique. Depuis quatre ans, ce navire en chêne transporte à son bord de petits groupes d’amateurs d’alpinisme pour le compte de la société Fjord Adventures, qui organise des voyages entre terre et mer en Norvège.

À travers les fjords

Alors que nous naviguons dans les fjords, des parois vertigineuses culminant à parfois plus de 1000 mètres d’altitude encadrent notre route. Depuis le bateau, nous apercevons des petites cabanes nichées tout là-haut, qui semblent complètement hors d’atteinte. Les parcours VTT qui nous attendent promettent d’être corsés : il faut escalader la roche sur environ 600 mètres pour pouvoir profiter du terrain montagneux.

Première sortie à vélo : à la Norvégienne

Le lendemain, nous nous réveillons un peu sonnés : ce paysage extraordinaire est-il bien réel ? Nos vélos nous attendent sur le pont, prêts à être enfourchés. Après avoir savouré un petit-déjeuner de rois, nous glissons nos pique-niques dans nos sacs et c’est parti. Sur le débarcadère de Stranda, nous regardons avec envie les lignes de crêtes qui se dessinent au loin : voilà notre objectif.

Le premier jour sur la selle donne le ton du séjour. Nous suivons une petite route qui monte vers le sommet de la colline et empruntons un chemin accidenté. Nous sommes vite obligés de descendre de nos vélos et de les porter sur nos épaules. Ole nous prévient : c’est aussi par-là que nous redescendrons. Alors que nous poussons nos vélos en direction du sommet à travers la forêt et sur des plaines tantôt humides, tantôt couvertes de pierres, certains d’entre nous commencent à repérer le meilleur tracé pour le retour. Ils ne resteront pas concentrés très longtemps. Partout où notre regard se pose, la vue est à couper le souffle.

C’est sur une crête balayée par un vent froid, à un peu moins de 1000 mètres au-dessus du fjord, que démarre notre première descente « à la norvégienne ». Nous nous élançons sur des plaques de granite et dans des gorges rocheuses. Ce segment est un pur moment de free-ride. Le sourire jusqu’aux oreilles, nous dévalons la montagne jusqu’à retrouver le chemin que nous avions gravi avec nos vélos sur les épaules. Nous nous rendons vite compte qu’il faut rester ultra-concentré pour ne pas risquer de coincer nos roues entre deux pierres, mais c’est aussi ce qui fait la beauté du parcours, aussi complexe que stimulant. Les traces norvégiennes ne se laissent pas dompter aussi facilement !

Plaisirs simples de la vie sur un bateau

Lorsque nous sommes remontés à bord du bateau, toutes nos envies avaient été devancées : des bières fraîches et un gâteau fait maison nous attendaient sur la table de la cabine. Nous avons rangé nos vélos sur le pont et la salle des machines s’est métamorphosée en buanderie, envahie par une pile de vêtements plein de sueur et de boue. À peine dix minutes après notre retour, nous avons largué les amarres vers le fjord de Geiranger, un endroit très réputé. La fatigue et les effets de la bière n’ont pas tardé à se faire sentir. L’idée de n’avoir rien d’autre à faire que de prendre une douche et de profiter de la croisière nous allait parfaitement : c’était bien tout ce dont nous étions capables.

Nous avons eu coup de cœur pour la vie à bord du HMS Gåssten, et notre skipper Sven et la gentille de son équipe y sont pour beaucoup. Sven est le propriétaire du bateau. Cet ancien plongeur aux origines écossaises et suédoises a choisi la Norvège comme terre d’adoption. Passionné de ski et de VTT, il est comme un poisson dans l’eau dans son petit royaume entouré de fjords. Tash, sa fidèle acolyte et partenaire chez Fjords Adventure, venue elle aussi d’Écosse, conduit le bateau au moins aussi souvent que Sven. Elle manœuvre le HMS avec une facilité parfois déconcertante !

Il y a une troisième écossaise à bord : Emily, la chef cuisinière du bateau qui a ravi nos papilles tout le long du séjour. Avec elle, concocter des plats dignes d’un restaurant étoilé dans le coin cuisine minuscule d’un bateau semble être un jeu d’enfant. L’équipe n’aurait pas été au complet sans Chris, mécanicien naval d’origines allemande et canadienne. Ces quatre-là adorent travailler ensemble et leur bonne humeur est communicative ! Grâce à eux, nous nous sommes sentis « comme à la maison ».

Nous atteignons Geiranger au crépuscule et Sven nous apprend que nous aurons de la visite. Après un somptueux dîner, Gordy, guide de ski alpin, nous a rejoints avec sa guitare. Un concert privé, quelle chance ! Cette journée déjà parfaite n’aurait pas pu mieux se terminer.

Deuxième sortie à vélo

Le bruit du moteur nous réveille. Ce ronronnement sonore typique des bateaux est étranger à nos oreilles. Mais Sven avait raison : on s’y habitue très vite. Au bout de cinq minutes, nous voilà tous rendormis, alors que le bateau s’éloigne petit à petit de Geiranger vers le point de départ de notre sortie du jour.

Lorsque nous arrivons à Fjora, nous sommes déjà tous prêts à en démordre. Le parcours du jour s’annonce ambitieux et difficile. Cette fois-ci, les premiers 700 mètres de notre ascension se font sur la selle, et ce n’est pas pour nous déplaire. Au sein de notre petit groupe de neuf, chacun trouve naturellement sa place et nous nous suivons dans un ordre précis : les bikers pro et notre caméraman (et son équipement de 20 kilos !) imposent un rythme soutenu à l’avant, tandis que Max, Jutta, notre guide Ole et moi-même restent un peu à l’arrière pour économiser nos forces. Silvio, bien qu’il soit capable de suivre le rythme du groupe de tête, rejoint notre quatuor de temps à autres. Lorsque que nous sortons de la forêt, un panorama exceptionnel se dessine devant nous, et nous sommes époustouflés par la vue sur les fjords. Nous nous sommes arrêtés prendre un second petit déjeuner avant de poursuivre, frais et requinqués, notre ascension jusqu’au sommet.

Voilà le moment que nous attentions tous. Nous escaladons la dernière portion avant la descente. Nous faisons face à un labyrinthe de granite et de terre. Nous enfourchons nos vélos, et nous commençons à jouer avec le terrain. Les rochers deviennent des tremplins, nous fonçons dans les virages les plus serrés, au milieu d’un décor absolument magnifique. La descente tient toutes ses promesses et nos caméramans profitent de la belle lumière pour saisir ces instants d’adrénaline pure. Nous laissons Niklas et Scott prendre un peu d’avance afin qu’ils puissent installer leurs caméras et nous filmer alors que nous mettons plein gaz tous ensemble. Tous deux savent exactement à quel moment filmer et à quel moment se lâcher et profiter de la descente. Malgré leur sacs à dos bien chargés, ils s’éclatent tout autant que nous.

Le parcours prévu par Ole exploite toutes les possibilités qu’offre le dénivelé. Après une centaine de mètres sur du plat, nous voilà repartis en mode descente. En suivant un sentier étroit, nous atteignons le passage le plus raide de la journée – un sillon plein de cailloux qui nous recrache bien plus bas dans la forêt. Une dernière petite côte et nous laissons le fjord derrière nous, slalomant à toute vitesse entre les arbres. Le parcours se termine sur une section qui nous traite comme des boules de flipper. Nous repérons très vite ceux d’entre nous qui ont fait leurs armes dans les virages en épingle des Alpes !

L’honneur est sauf !

Notre troupe de bikers couverte de boue reprend le chemin de l’embarcadère dans une ambiance complètement euphorique, chacun racontant avec enthousiasme les moments forts de sa journée. Quelqu’un propose une baignade. Nous sommes tous partants. Mais pas n’importe comment : nous avons passé la journée à dévaler des pentes toutes plus raides les unes que les autres et à bondir comme des cabris sur les rochers, pas question que nous nous contentions de patauger dans l’eau près du ponton ! Notre âme aventureuse s’y refuse et nous grimpons sur le toit du bateau, qui fera un parfait plongeoir. L’honneur est sauf !

Troisième descente

Le matin suivant, Tash et Chris amènent notre joyeuse bande et nos vélos jusqu’à la terre ferme dans le zodiac orange du bateau. Le HMS Gåssten est resté ancré au cœur des fjords encore couverts de brume. Pour la dernière fois, il nous faut grimper à presque 1000 mètres d’altitude. Tout au bout du sentier forestier, nous sommes de nouveau obligés de porter nos vélos. Nous avons l’habitude. Ce qui suit en vaut toujours la peine. Lorsque nous quittons la forêt, le brouillard se dissipe et les rayons du soleil viennent transformer la plaine recouverte de rosée en un tapis étincelant étalé devant nos pieds. Pendant l’ascension finale, nous alternons les passages praticables à vélo et les segments difficiles qui nous obligent à descendre de nos montures. Nous sommes récompensés de nos efforts par une vue à 360° C majestueuse, dont nous profitons sous un soleil radieux. Cela tombe bien, les caméras de Niklas et Scott ne sont pas loin ! Le moment tant attendu de la descente arrive : nous dévalons les flancs de la montagne. Nos mouvements sont tantôt souples et techniques, tantôt joueurs et féroces. Au milieu des arbres, un sentier plein d’obstacles nous prend en traître. Nous disposons d’une distance de freinage tout juste suffisante pour garder le contrôle, et avec Silvio derrière mes roues, je n’ai pas d’autre choix que de filer droit devant. Une descente aux airs de grand huit ! Arrivés au bout du segment, nous nous demandons si Scott va arriver à s’en sortir avec tout son équipement et un drone sur le dos. Mais comment avons pu en douter ? Il nous a tous bluffés.

Sur la dernière partie du parcours, nous nous régalons. Nous suivons une trace qui serpente et ondule, ponctuée de rochers et de monticules de terre, qui ne se terminera qu’en bas. Rentrés pile à temps, nous remontons sur le zodiac qui nous ramène au HMS Gåssten et Sven met le cap sur Ålesund. Nous y sommes attendu pour dîner et cet après-midi-là, la marée n’est pas de notre côté.

Derniers instants

Pendant les quatre heures du trajet vers Ålesund, nous prenons conscience que cette expérience un peu folle touche à sa fin et que nous ne remonterons pas de sitôt sur ce bateau. Nous sommes tous tombés amoureux de la vie à bord et de cette manière paisible de voyager : les moments passés sur le HMS Gåssten nous ont permis de nous reposer, de nous imprégner des paysages alentours et d’apprendre à connaître nos compagnons de voyage. Grâce au bateau de Sven, nous avons pu découvrir des endroits auxquels aucune route ne mène. Il a été notre refuge et notre maison - un petit îlot d’hospitalité au cœur de la nature. Nous étions venus préparés aux caprices de la météo, équipés de nos outils et pièces de rechange en cas de pépin, et prêts à ouvrir grands nos yeux sur des paysages incroyables. Mais nous avons réalisé bien vite qu’il est presque impossible de se préparer à une expérience d’une telle intensité et à beauté sauvage des fjords.

Maintenant que nous sommes rentrés chez nous, je suis certain que nous sommes d’accord sur un point : le nom « Ultimate Adventure » ne rend pas vraiment justice à ce voyage. Nous n’avons pas grelotté de froid sur les crêtes d’une montagne, affamés et épuisés après de longues heures passées sur la selle. Non. Nous avons eu la chance de pédaler sur des parcours incroyables, nous avons ri, nous nous sommes amusés, et nous avons tous fait de belles rencontres, vécu des moments intenses avec des gens qui partagent la même passion pour le VTT. En un rien de temps, nous avons appris à nous connaître et à nous apprécier. Je sais que nous parcourrons ensemble les flancs d’autres montagnes. Il n’y aura peut-être pas de bateau pour nous attendre à l’arrivée, mais il y aura tous ces souvenirs bien ancrés en chacun de nous.


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